9/09/2026

les 5 tendances de l’été 2026 en France

pour marketing buzzz le blog pour mon ami Max.. 

Moi c’est Mélanie. J’écris ça depuis mon canapé, le cabas encore plein de sable de dimanche, parce que « les 5 tendances de l’été 2026 en France » ça sonne comme un dossier Elle et que j’ai pas envie de faire un dossier Elle.

Voici ce que je porte vraiment. Ou ce que je vois sur les terrasses, pas sur les moodboards.


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1. Le sac en raphia, mais le vrai, pas le panier de supermarché

Tout le monde a un sac en paille cet été. À Paris, à Marseille, à La Rochelle. Le truc a quitté la plage. On le met avec un pantalon en lin pour aller au bureau (enfin, le genre de bureau où on a le droit). On le met le soir. On le pose sur la table et ça fait ce bruit sec, un peu végétal. J’adore ce bruit.

Le mien vient d’Histoires de Roseau. C’est une petite maison, aventure familiale, sacs tressés à la main surtout à Madagascar. Le raphia sort des palmes du palmier. Rien de magique, juste des gens qui savent faire ça depuis longtemps. Mon modèle c’est le Vaya. Cabas. Il a des petits défauts de tressage. C’est pour ça que je le garde. Les sacs trop parfaits de chez les grandes griffes, je les trouve un peu froids. Celui-là, on voit qu’une main est passée dessus.

Si tu veux le même esprit sans ce budget-là, prends un tressage serré, des anses qui tiennent, un fond qui ne s’affaisse pas au bout de trois semaines. Le raphia pourri, on le repère tout de suite.

Je le mets avec tout. Surtout avec ce qu’il « ne devrait pas » accompagner. Une chemise blanche un peu sale. Un pantalon quasi habillé. Des sequins une fois, au mois de juillet, et personne n’a rien dit.

2. Le micro-short en jean (oui, celui de 2012)

Il est revenu. J’étais la première à le trouver ridicule en mai. En juin je l’avais dans mon dressing.

Pas le short de plage trop délavé. Le court, brut ou bleu moyen, taille un peu haute, ourlet droit. Celui qu’on voyait dans les looks rock un peu cheap des années 2010. En France on le porte moins « sexy » que « je m’en fous, il fait 32 degrés ». Chemise d’homme par-dessus. Ou un vieux tee. Ou, si t’es courageuse, un cache-cœur en dentelle et tu assumes le mélange.

Avec le Vaya, ça fait un truc bizarrement chic. Genre tu vas au marché mais tu pourrais aussi aller boire un verre rue des Martyrs sans rentrer te changer.

3. La robe qui noue derrière la nuque, et les pois

Le col halter. Attache dans le cou, épaules dehors, dos au soleil. On en voit partout dans le métro dès qu’il fait beau, ce qui veut dire que ça a dépassé le stade « influenceuse à Lisbonne ».

Les pois aussi. Noir sur blanc, parfois l’inverse. Ma voisine en a une midi, Rouje ou un truc dans le genre, je lui ai demandé, elle m’a dit que c’était sa « robe de tous les déjeuners ». Moi j’ai une babydoll un peu trop courte que je mets avec des mules mocassins pour pas ressembler à une invitée de jardin d’enfants.

Le lin froissé, je le défends. On a assez fait semblant que les faux plis c’était dégueulasse. Un lin qui a vécu + le sac raphia + un bijou un peu trop grand, c’est mon uniforme depuis juillet. La robe blanche toute lisse, sans broderie, sans rien, je la trouve un peu paresseuse cette année.

4. Les tongs. Les vraies. Et les mules un peu mocassin

On a passé trois étés à chercher LA sandale architecturale. Cette année les filles bien mises ressortent des tongs. Noires, souvent. Parfois à petit talon. The Row a relancé le truc, après c’est devenu tout le monde, H&M compris.

Moi j’ai une paire noire toute simple. Le matin. Le soir je passe sur une mule qui ressemble à un mocassin fatigué. C’est moins « pied de vacances » que les tongs, plus « j’ai pas envie de souffrir mais je sors ».

Les French it girls qu’on voit dans les rumours de Who What Wear ont même un peu lâché la sandale classique. Je sais pas si c’est vrai à 100 %. Ce que je vois à Paris, c’est beaucoup de pieds presque nus et des vernis qui tiennent pas la semaine.

5. Le foulard partout (et la dentelle qui dépasse)

Pas le foulard sagement noué « look préppy ». Celui qu’on met dans les cheveux parce qu’il fait trop chaud. Celui qu’on noue à la taille sur un pantalon. Celui qu’on glisse sous l’anse du sac. J’en ai un à pois dans le Vaya en permanence. Dès que mes cheveux me tapent la nuque, il sort.

La dentelle revient avec. Camisole, jupe, un bout qui dépasse sous une chemise. Moins « romantisme de catalogue » que texture. Pareil pour les petites franges, les volants. On a envie de toucher les fringues. Peut-être parce qu’on a trop regardé des écrans. Je sais pas.

Le sport déguisé aussi, un peu, en bonus dans cette case : short de surf en toile, vieux maillot de foot avec une jupe. Je le vois plus à Lyon et à Marseille qu’à Paris intra-muros, pour être honnête. À Paris on a encore un peu peur d’avoir l’air déguisé.

Voilà. Cinq. Pas une liste à imprimer.

Si tu n’en prends qu’une, prends le sac. Pas parce que c’est « THE it-bag 2026 », ça me gonfle ce vocabulaire. Parce qu’un objet tressé à Madagascar, qui sent encore un peu la fibre, ça tient trois étés et ça raconte quelque chose quand on te demande d’où il vient. Histoires de Roseau, le Vaya, ou un autre modèle. Ou un autre artisan, tant que ce n’est pas du plastique qui joue la paille.

Moi je range le mien près de la porte. Demain il fera encore trop chaud. Et je remettrai le même.


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